Jim Morrison, AILLEURS, Sam Bernett - Jean Marie Gessat - roymodus
la flèche du temps
On attend Jim Morrison un peut partout. D’ailleurs pour les quarante années de sa mort on va voir JIm Morrison sur scène, à la télé, à la radio, dans des bandes dessinées, au Père Lachaise et certainement dans un hamac au bord du Pacific sur une île paradisiaque...
On va voir Jim Morrison musicien, chanteur, auteur, interprète, auteur, poète et philosophe !
Dire que le Jim Morrison des Doors a beaucoup lu, ce n’est pas sûr. Mais Morrison a très certainement lu avant, alors qu’il était adolescent. Ces lectures ont dû aussi être sculptées par des professeurs de qualité.
Nous allons nous attardé sur une succession de phrases assez énigmatiques que l’on fait dire à Jim dans la bande dessinée "Jim Morrison ailleurs" quand il arrive à Paris et sur un banc, place des Vosges.
"Nous ne sommes pas stables, nous sommes une flèche en vol. Le total de nos angles variables.
La nuit américaine, Journal de Paris, éd. Christian Bourgois éditeur, Traduit de l’anglais(US) par Patricia Devaux, 1990, p. 103
"Et chaque journée est un élan qui traverse l’histoire" _Wildness, éd. Christian Bourgois éditeur, Traduit de l’anglais(US) par Patricia Devaux, 1988, p. 171
En elle-même cette phrase est splendide. Avec un soupçon de vocabulaire technique, Jim Morrison expose avec beaucoup de lyrisme la condition humaine.
Cette phrase est réfutation du paradoxe de Zénon d’Elée) "La flèche". Qui a chaque instant infime est parfaitement immobile dans l’air. Et par conséquent, à chacun des instants qui suivent continue de rester immobile. La flèche est toujours immobile...
Pour Jim Morrison, l’instant est annonciateur d’avenir. A lire la chronologie de la vie de Jim Morrison (www.crystal-ship.com).on se rend compte qu’il n’a jamais été immobile. Chaque instant a du être éphémère et rempli des promesses de l’aube...
A Paris, tout s’arrête et Jim n’est pas habitué à ce temps mort. Il se projète et envisage tous ces rêves. Il va même jusqu’à téléphoné à L.A., aux Doors, à son manager, à des amis... pour dire qu’il va reprendre tout..
La flèche, fût-elle d’Héraclès, est tombante. Et c’est peut-être l’ironie du paradoxe de Zénon. En définitive, immobile ou mouvante, la vie est toujours rattrapée par la mort, quelque en soit la perception, fallacieuse ou pas.
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